vendredi 9 août 2019

El Adoureño sur le bon chemin


El Adoureño connaît bien la "vallée de la terreur" puisque c'est ici qu'il a fait ses armes lors de sa première année de novillero avec picador.
Le Village de La Adrada, entre Madrid et Avila, qui accueillait cette corrida de mardi, est situé au coeur de cette vallée et la tradition des toros imposants a bien été respectée.

El Adoureño bénéficia du lot le plus lourd, proche des 600 kg chacun. Les trois matadors avaient placé les toros de Sanchez en premier. "Guantoso", le premier toro de Yannis, né en novembre 2013 aurait fêté ses six ans dans trois mois!
El Adoureño déroule une belle série au capote avant que Laurent Langlois lui inflige une longue pique. A la muleta, Yannis est heureux de se retrouver dans le ruedo. tout ce qu'il entreprend fonctionne. Il sourit, il transmet au public ...qui le lui rend bien.
Cette faena mérite deux oreilles, voire plus avec ce public enthousiaste, mais l'épée l'en privera. Le puntillero rencontrera lui aussi beaucoup de difficultés avec ce Sanchez, à croire que la peau du toro devient de plus en plus dure et épaisse avec l'âge.

Lorsque le Baltasar Iban, le plus lourd de la corrida, arrive sur la piste, il est déjà 21h30, il fait presque nuit et seulement cinq petits projecteurs éclairent un petit bout de piste. Difficle pour la querencia! Le Baltasar ira à trois reprises à la pique et El Adoureño comprendra vite comment combattre ce mastodonte pourvu d'une noblesse certaine. El Adoureño construira alors sa faena, différente de la première et bien adaptée à ce toro qui réagira bien aux sollicitations du matador. Comme pour le premier, l'épée sera défaillante ...et le puntillero aussi.

Certes déçu par l'absence de trophées, El Adoureño est satisfait de cette tarde au cours de laquelle il a pu appliquer les enseignements reçus aux entraînements, construire deux faenas différentes, essayer de nouvelles passes. La confiance est là, et dans la cuadrilla aussi.
Ces expériences dans cette "vallée de la terreur", que tant de toreros redoutent, sont bénéfiques, car elles permettent au matador de faire ses armes face à différents encastes, avec des ganaderias pas toujours très réputées, mais avec des toros exigeants.

Qui peut le plus, peut le moins...

Surveillez le calendrier, ça bouge!