mardi 4 septembre 2018

Les novillos absents...

Tous les ingrédients semblaient réunis pour que cette novillada se déroule dans les meilleures conditions : le ciel était bleu, 30°, la placita dans le pur respect de la tradition taurine espagnole, les gradins pratiquement pleins, les balcons des appartements donnant sur la place bien chargés, sous les gradins le pied dans le ruedo, personne n'aurait échangé sa place, les novilleros étaient motivés, mais ... les novillos étaient absents.
Est-ce la faute de l'encierro auquel ils ont participé le matin, ou tout simplement manquaient-ils de caste?

Que dire de cette novillada, si ce n'est que Ruben Fernandez est un ancien champion de recorte en Espagne et qu'il peine un peu à la mise à mort. Il a touché les deux meilleurs novillos de la tarde.
Le troisième novillero Daniel de la Fuente est le fils du ganadero, ce qui apparemment ne lui a pas donné d'avantage, ou bien n'a pas su en profiter. Pour son second novillo, il subit deux volteretas, entend deux avis et part à l'infirmerie. El Adoureño, chef de lidia, entre en piste et attend l'ordre du président pour mettre à mort le novillo. Le président espère le retour de David de la Fuente ...qui ne revient pas en piste. L'ordre de tuer n'est pas donné à El Adoureño, le troisième avis sonne, le novillo doit rentrer dans les chiqueros dans la confusion générale.

Aucun des toreros n'aura pu exprimer son talent face à des novillos sans force, bien qu'ils ne soient allés au cheval prendre qu'une pique. Ils manquaient de caste tout simplement, ou bien étaient-ils fatigués de l'encierro du matin?
A noter la très bonne épée d'El Adoureño à son premier qui fait tomber le novillo immédiatement. Celle-ci aura fait réveiller une douleur à l'épaule droite nécessitant un passage à l'infirmerie pour recevoir une infiltration.
Le deuxième novillo tombera après le deuxième descabello.

Bref, une novillada qui ne restera pas dans les annales.