mardi 11 septembre 2018

El Adoureño, Matador de Toros

Dax, dimanche 9 septembre 2018, El Adoureño devient le 65ème matador de toros français

Revivez ici la cérémonie et la lidia du 1er toro

Revivez la lidia du 2ème toro



Yannis Djeniba « El Adoureño » est devenu, de fort belle manière, le soixante-cinquième matador français de l’histoire de la tauromachie de fort belle manière, en perdant certes un trophée à l’épée au toro de l’alternative mais en coupant ensuite une oreille à l’ultime Victoriano de la course.
Pourtant beaucoup d’inquiétude régnait dans les arènes lorsque Enrique Ponce remit à Yanis muleta et épée. Et pourtant la suite fut comme un conte de fée, comme si un magicien s’était mis face à « Entretenado », ce merveilleux toro de Victoriano del Rio. Par moments le garçon écrivait une symphonie…
Il était très vite venu sur la main gauche et, les pieds rivés au sol, sans bouger, enchaînant les unes après les autres des naturelles qui formaient d’immenses séries que le public applaudissait avec enthousiasme. Sur la fin, sans l’épée, il alterna de la gauche à la droite, concluant une faena très tranquille. Malheureusement l’épée fut très vilaine et il perdit un trophée majeur au profit d’un salut. Alors qu’il revenait vers le callejon, Ponce lui dit quelques mots et l’encouragea d’une tape dans le dos…
Il termina la course avec un animal nettement plus compliqué, mais était régulièrement soutenu par le public… Et toujours ces séries très lentes dans un minuscule terrain avec un long recorrido pour chacune des passes. Adoureño, que parfois on avait vu mal à l’aise face à des novillos, était totalement un nouveau torero. Une oreille pour sa course d’alternative, voilà qui lui permet d’espérer une intéressante suite pour sa carrière.
Une belle journée et une belle alternative pour Yannis dont le chemin futur peut profiter de cette journée dacquoise.
(torobravo.fr)


vendredi 7 septembre 2018

43ème et dernière novillada de novillero avec picadors

Calasparra.
C'est la première fois qu'El Adoureño affronte les novillos de la ganaderia d'Adolfo Martin. Un lot de toros bien présentés, pas très hauts, mais bien que peu piqués, sans force. Ces novillos sont vicieux, se retournent de suite lorsqu'ils ne s'arrêtent pas sur la passe. Discrètement, ils cherchent l'homme.

Le premier de Yannis refusera de combattre, aucune solution ne se présenta à lui. La deuxième épée sera la bonne.
Après le troisième novillo, "mi-temps" de quinze minutes pour échanger les sandwiches et les bebidas.
Son deuxième ressemble étrangement au premier dans son comportement. Voltereta sans dommage. La deuxième épée est la aussi la bonne, mais réveille des séquelles du déboîtage de son épaule droite, laquelle lui aura fait des des misères durant pratiquement toute la temporada.

L'approche de l'alternative aura pesé de plus en plus sur ces dernières novilladas. Cette 43ème et dernière novillada ne permet pas à El Adoureño d'enregistrer de trophée, pas plus qu'à ses compagnons de paseo d'ailleurs.

Ces deux semaines espagnoles représentent un tiers de la temporada 2018.

Le voilà libre et libéré maintenant pour se concentrer pour sa première corrida de toros, dimanche 9 septembre à Dax, avec le parrainage d'Enrique Ponce et sous le témoignage d'Alejandro Talavante.

jeudi 6 septembre 2018

Peralta, chaud et froid

PERALTA - Navarra
Temps orageux au début, beau et frais par la suite. Le vent soufflait en légères rafales en permanence.

Rappelons tout de suite que la ganaderia rencontrée aujourd'hui est la même que celle de Cuellar le mardi 28 août dernier, celle qui avait effectué un encierro de 10 kilomètres à travers champs.

Le premier novillo est negro, joli, pas très haut. Jesus lui donne une seule pique, Javier salue pour les deux belles paires de banderilles (ça devient une habitude!). El adoureño démarre sa faena en pleine possession de ses moyens, affichant une grande confiance. Tout le répertoire technique y passe, de la première passe cambiada aux manoletinas finales. Les trois tentatives à l'épée lui enlèvent les deux oreilles qui lui étaient réservées. Applaudissements.



Le second novillo semble être un frère de la camade de la semaine dernière. Un tio qui leur ressemble, tant par la corpulence que par sa couardise. Il ira chercher trois piques à Laurent plus une défensive au moment de quitter le ruedo. Ruso salue aux banderilles et le novillo ne donne pas d'options à El Adoureño. Faena abrégée et descabellos.

Kevin de Luis aura touché le meilleur lot et coupe une oreille à chacun de ses novillos.
Francisco de Manuel, un peu mal servi ne coupe rien.

Mañana Calasparra pour la deuxième année consécutive où le novillero El Adoureño fera sa despedida de novillero.

La presse s'intéresse à la seule alternative donnée dans le Sud-Ouest de la France cette année


mardi 4 septembre 2018

Les novillos absents...

Tous les ingrédients semblaient réunis pour que cette novillada se déroule dans les meilleures conditions : le ciel était bleu, 30°, la placita dans le pur respect de la tradition taurine espagnole, les gradins pratiquement pleins, les balcons des appartements donnant sur la place bien chargés, sous les gradins le pied dans le ruedo, personne n'aurait échangé sa place, les novilleros étaient motivés, mais ... les novillos étaient absents.
Est-ce la faute de l'encierro auquel ils ont participé le matin, ou tout simplement manquaient-ils de caste?

Que dire de cette novillada, si ce n'est que Ruben Fernandez est un ancien champion de recorte en Espagne et qu'il peine un peu à la mise à mort. Il a touché les deux meilleurs novillos de la tarde.
Le troisième novillero Daniel de la Fuente est le fils du ganadero, ce qui apparemment ne lui a pas donné d'avantage, ou bien n'a pas su en profiter. Pour son second novillo, il subit deux volteretas, entend deux avis et part à l'infirmerie. El Adoureño, chef de lidia, entre en piste et attend l'ordre du président pour mettre à mort le novillo. Le président espère le retour de David de la Fuente ...qui ne revient pas en piste. L'ordre de tuer n'est pas donné à El Adoureño, le troisième avis sonne, le novillo doit rentrer dans les chiqueros dans la confusion générale.

Aucun des toreros n'aura pu exprimer son talent face à des novillos sans force, bien qu'ils ne soient allés au cheval prendre qu'une pique. Ils manquaient de caste tout simplement, ou bien étaient-ils fatigués de l'encierro du matin?
A noter la très bonne épée d'El Adoureño à son premier qui fait tomber le novillo immédiatement. Celle-ci aura fait réveiller une douleur à l'épaule droite nécessitant un passage à l'infirmerie pour recevoir une infiltration.
Le deuxième novillo tombera après le deuxième descabello.

Bref, une novillada qui ne restera pas dans les annales.